Suriname

ESCAPADE AU SURINAME
PARAMARIBO
Octobre 2012

Loïc et Ines me proposent d’aller faire une escapade au Suriname : nous allons passer trois jours dans la capitale Paramaribo, ville classée au Patrimoine Mondial par l’UNESCO.

Un peu de géographie

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Bordé au nord par l’Océan Atlantique, à l’ouest par le Guyana, au sud par les monts Tumuc Humac au Brésil et à l’est par la Guyane Française, le Suriname a une superficie de 163’265 km² et une population d’environ 500’000 habitants dont 250’000 à Paramaribo.
Le climat est comparable à celui de la Guyane voisine : équatorial, et les paysages et la végétation y sont comparable.
Le Suriname est indépendant depuis 1975 après avoir été une colonie des Pays-Bas, le néerlandais est toujours aujourd’hui la langue nationale.
La monnaie nationale est le Dollar du Surinam (SRD) qui vaut environs 0.26 €.

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(Dollars du Suriname)                                    (Panneau de nom de rue en néerlandais)

Départ tôt le matin de Cayenne, et 256 km plus tard, nous déposons la voiture dans un parking (gardé) à Saint Laurent du Maroni et partons à la rechercher de notre piroguier que nous allons retrouver à la douane.
Les formalités douanières françaises accomplies, un premier tampon sur les passeports et une traversée du fleuve plus tard nous accostons à Albina, petite ville qui fait face à Saint Laurent. Passage pour les formalités administratives surinamaises : vérification des visas ou plus exactement des « Tourist Cards » que nous avions pris à l’avance à Cayenne, nouveau tampon et nous pouvons y aller.

Le taxi que Loïc a contacté n’est pas encore là, d’autres attendent et nous harcèlent pour prendre sa place, c’est la curée, demandant même à lui téléphoner pour lui dire de ne pas venir… nous ne céderons pas !
Environ 2 heures de route (140 km) pour rejoindre Paramaribo : la route n’est pas bonne (c’est un euphémisme !), nous décollerons plusieurs fois de nos sièges au passage des nids de poule ! La dernière portion de la route est déjà refaite et nous passons de la piste rouge en latérite pleine de trous et d’ornières au ruban lisse et noir du bitume tout neuf.
Nous franchissons le pont sur le fleuve Suriname et découvrons la ville : Paramaribo est la cité la plus plate qu’il m’ait été donné de voir, trouver la rue qui monte* ne va pas être de la tarte !

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(Paramaribo et son port de commerce sur le fleuve Suriname)

Après avoir pris nos quartiers à l’hôtel Krasnapolsky, nous partons à la recherche d’un distributeur et c’est là que les choses commencent à se gâter : Loïc possède une carte bleue Visa… un seul distributeur dans toute la ville les accepte… et il faut le trouver ! Ensuite nous recherchons de quoi nous sustenter… nous croisons le restaurant chinois qui avait laissé de très mauvais souvenirs à Loïc et Ines lors de leur premier passage, passons devant deux indiens d’où émanent des odeurs peu ragoûtantes et échouerons finalement au King Burger… nous nous en contenterons pour ce soir et visiterons la ville demain. Ces premières péripéties nous font bien rire, autant prendre les choses du bon côté !

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             (Juste en face de l’hôtel)                             (Fort Zeelandia, malheureusement fermé)

Samedi matin, visite de la ville et un peu de shopping. Le centre historique avec ses maisons créoles blanches est magnifique, je comprend aisément le classement au Patrimoine mondial par l’UNESCO ! Les maisons en bois peintes en blanc avec colonnes et galeries sont vraiment superbes et le centre a une unité qui a vraiment de l’allure.

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Bon… il y a tout de même un ou deux endroits qui détonnent un peu, comme cette magnifique chose en béton peinte à la gloire du pays… en plein quartier historique… et qui se passe de commentaires !

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La cathédrale de Paramaribo : d’après le guide, le plus grand édifice construit en bois d’Amérique Latine, magnifique ! Mais nous sommes samedi après-midi : les rues sont désertes depuis midi, heure de fermeture des centres commerciaux, nous avons l’impression de déambuler dans une ville fantôme !

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(La cathédrale, hélas fermée pour travaux)                                (Les rues désertes)

Nous avons mangé dans un restaurant que nous avait conseillé notre chauffeur de taxi… euh… la limonade était fluorescente, les légumes desséchés et le filet de poulet filandreux parce que trop cuit… un fou-rire de plus ! A notre retour à l’hôtel, nous demandons à la réception où l’on peut trouver un restaurant gastronomique, la réponse sera : « il y a deux indiens et un chinois de ce côté, et de l’autre vous avez Mac Donalds »… Ooooops !!! Nous mangerons finalement au restaurant de l’hôtel : c’était comestible mais avec nos voisins parlant très très fort néerlandais à la table d’à côté nous avons failli nous étouffer avec un nouveau fou-rire, curieuse langue !

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         (Depuis ma chambre : la terrasse de l’hôtel et la vue sur les toits et le pont)

L’hôtel Krasnaposlky est l’un des plus réputés du Suriname, les chambres sont grandes, les lits confortables et la vue des chambres correcte, mais le buffet du petit déjeuner très sommaire : le niveau de vie du pays transparaît au vu des choses proposées (jus de fruits en bidons, charcuterie bas de gamme, « salade de fruits » composée de… cubes de pastèque exclusivement !). Je devrai en plus changer de chambre pour la seconde nuit à cause d’un problème de chasse d’eau qui a inondé ma salle de bains… finalement… bof !

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(Le fleuve Suriname et le pont, point culminant de Paramaribo)

Notre taxi devait nous reprendre devant l’hôtel pour le retour, il ne pourra pas le faire à cause d’une panne, Loïc cherche un autre taxi. Il en trouve un qui a l’air bien, véhicule en bon état mais un autre de ses collègue genre « petit chef mafieux » vient bruyamment contester et prend sa place, le premier chauffeur s’efface et nous finissons par céder… grosse erreur ! Le véhicule est apparemment en état mais son chauffeur est pour le moins négligé, sale et commence rapidement à piquer du nez… nous essayons de le maintenir éveillé en lui parlant… c’est difficile, la trajectoire du véhicule semble aléatoire et nous n’en menons pas large ! Nous arrivons – enfin !!! – sur la portion de route en travaux… il y a tellement de trous que le sommeil est maintenant impossible… vive les mauvaise pistes de jungle ! Nous atteignons Albina… et je n’ai jamais été  de ma vie aussi heureuse de sortir d’un véhicule !!! Le calvaire est terminé ! Nous récupérons rapidement nos sacs et passons directement par la case « douane surinamaise » et son nouveau tampon.

Nous retrouvons notre piroguier, traversons le Maroni, passons la douane française (4ème tampon !)… retrouvons notre voiture et rentrons à Cayenne.

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Et si je devais noter ces trois jours au Suriname :
Architecture : 10/10
Fou-rires : 12/10
Gastronomie : 1/10
Mais il y a plein de choses que nous n’avons pas vues, finalement il va falloir qu’un jour j’y retourne !!!

* Outre ma curiosité naturelle, si je suis allée d’aussi bon cœur voir ce petit bout du Suriname, c’est aussi un tout petit peu à cause de : « Dans la ville de Paramaribo il y a une rue qui monte et qui ne descend jamais » (par Daniel Mermet)… parce que lorsque j’étais petite, nous écoutions en famille « l’Oreille en coin » et en particulier cette émission, alors la perspective d’aller faire un tour à Paramaribo chercher cette fameuse rue m’a très agréablement titillé la mémoire.
Merci et salut Daniel !

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